La double origine du Langage

«Auriez-vous un dictionnaire préhistorique ?»

On a retrouvé la première langue de l’Humanité ! Celle que parlaient les Hommes de la Préhistoire. La plus morte des langues mortes. Soudain ont émergé du fond des âges plus de 400 mots, ressuscités par la magie de la phonétique. Nombre d’eux exhalent un fort parfum d’Antiquité. Singulier dictionnaire préhistorique. On apprend que le soleil s’appelait RA bien avant l’Égypte des Pharaons. Eau se disait ACA des millénaires en amont du latin « Aqua ». Et, une éternité avant le Panthéon grec, régnait déjà Zeus alors nommé ZYZ, autrement dit «Immortel». Mais d’où les Hommes préhistoriques ont-ils tiré un tel vocabulaire ? Comment l’Homo sapiens s’est-il façonné une grammaire ? On le croyait incapable de sortir d’un Protolangage asyntaxique sans le concours d’une mutation génétique. Manne divine ? Cadeau extraterrestre ? Héritage d’un prélangage gestuel ? Pur hasard ? Ce livre nous donne la clé de l’énigme. Tout est parti d’un code créé pour l’avancée, la chasse et la guerre. Un code oral doublant un code gestuel. Voici comment est née la première langue jamais parlée par les Êtres humains. C’était une langue étrange – toute en symboles – dotée de quatre niveaux d’articulation, là où nos langues actuelles n’en comptent que deux. Logique, s’agissant d’une langue première construite à partir de rien. Plus grand défi linguistique de tous les temps, le mystère de l’origine du Langage est percé ici. Ce livre fait revivre les sons perdus, oubliés, de la langue de l’Aube. Il éclaire notre nuit à tous.

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Catégorie :

Details du livre

Poids 0.4 kg
Pages

352 pages

Format

13,5 x 21 cm

Éditeur

Vademecum éditions

Collection

ROMAN

Langue

Française

ISBN

979-10-97535-20-9

Sortie

Juin 2020

Auteur(s)

Sembach Éric

Sembach Éric

Sémiologue diplômé de l’Institut de Linguistique de l’Université de Strasbourg et enseignant en publicité, Éric Sembach est conseil en communication pour le compte de grandes entreprises et institutions européennes. Son domaine de prédilection est la création de rhétoriques et sémiotiques globales de marques. Sa plus belle référence en la matière restera d’avoir eu l’honneur de créer, par-delà son style inaugural, la langue d’Arte. Strasbourgeois amoureux de sa ville, Éric Sembach aime y voir flotter des drapeaux bleus frappés d’étoiles d’or. Il a réalisé plusieurs campagnes en faveur des droits de l’Homme pour le Conseil de l’Europe. Spécialisé en stratégies de branding disruptives, l’auteur de la Double origine travaille parallèlement à la production d’un programme de naming par Intelligence Artificielle. C’est l’extension de cette étude à la création de poèmes et de slogans par ordinateur qui l’a conduit à s’intéresser au passage de la parataxe à la syntaxe, problématique au cœur de l’évolution du Protolangage préhistorique en Langage doté d’une grammaire. Adepte des théories de Roman Jakobson et André Martinet, Eric Sembach inscrit son travail linguistique sur l’énigme de l’origine du Langage dans le prolongement revendiqué de l’école fonctionnaliste française. Touche-à-tout aux multiples facettes, il est à la fois homme d’image, de sons et de mots à portée ici scientifique et là artistique. Auteur atypique, il est capable d’écrire une théorie de la communication au 21ème siècle aussi bien qu’un alsatique sur un gang de jolies filles à coiffes qui décoiffent. Ses mythiques « Alsaciennes » sont même devenues des icônes des réseaux car offrant une image glam et branchée totalement inédite de l’Alsace. Rien n’est jamais innocent avec Éric Sembach. Toute image qu’il crée, tout texte qu’il écrit est un mur qui tombe, ouvrant à chaque fois une voie aux adeptes ou aux détracteurs. Par l’audace de leur liberté de pensée, ses mots de franc-tireur ciselés sur le fil du rasoir ne laissent jamais indifférent. Un aventurier intellectuel d’un autre temps. Préhistorique !

L’un des plus grands mystères de l’Humanité enfin percé ?

Première mondiale ? Découverte linguistique plus importante encore que celle de Champollion ? La Double origine du Langage annonce avoir résolu l’une des grandes énigmes historiques restées sans solution jusqu’à ce jour : l’invention de la parole par l’Homme. Cet essai linguistique en forme de démonstration scientifique atteint et dépasse même cet objectif pour aller jusqu’à reconstruire les sonorités des mots de la première langue de l’Humanité.

Le Langage est-il né d’une langue des gestes ?

De nombreux ouvrages ont déjà énoncé dans leur titre la promesse d’avoir percé le mystère de l’acquisition du Langage par l’être humain. Mais avec La Double origine du Langage, Éric Sembach prend tous ses prédécesseurs à revers. Il aborde le problème par la phonétique et la syntaxe gestuelle ! Car c’est par une langue des gestes que le Langage oral humain a pu, selon lui, trouver, une grammaire. Et plus encore : le modèle de sa double articulation. Une double articulation des phrases en mots et de mots en sons qui distingue le mode de communication humain de ceux de toutes les autres espèces du règne animal.Telle est la double origine du Langage, Un Langage oral augmenté de la grammaire des gestes déictiques et de la sémantique des gestes mimétiques.

D’où viennent ces « 400 mots vieux de 100 000 ans » ?

Sans écriture, il ne reste rien d’une langue morte. En principe. Car voilà que plus de 400 mots de la langue de l’Aube sortent ici du néant. Reconstitués par la magie de savantes et très logiques combinatoires phonétiques, ces mots ressurgis de nulle part se trouvent réunis en un véritable « Dictionnaire préhistorique » livré en ouverture d’ouvrage. La phonétique générative mise au point par Éric Sembach lui a permis à d’aller jusqu’à proposer cette reconstruction ex nihilo de la langue des Hommes préhistoriques. Impressionnant.

De quoi parlaient les Hommes en langue de l’Aube ?

Dans le Dictionnaire reconstitué se trouvent des mots de chasseurs, de guerriers et de navigateurs. Mais aussi des noms de couleurs et tout le vocabulaire des cycles de l’eau et du soleil. On apprend comment se disaient au tout début pied et main, mais aussi arbre, montagne, vent. Et l’on tombe même soudain sur des chiffres, entre des pronoms personnels franchement proto-indo-européens et des prépositions déjà très nettement latines.

Peut-on imaginer langue plus logique ?

Comment a-t-il été possible de reproduire à l’identique à 100 000 ans de distance les sonorités d’une langue morte ? Tous les mots ressuscités ici ont été resynthétisés, voyelle par voyelle, consonne par consonne grâce à une méthode hypothético-déductive. Cette approche de phonétique générative s’est appuyée sur le postulat que la création de la langue première a suivi un processus logique. Et donc déductible et reproductible une centaine de milliers d’années plus tard. Face au vide absolu nimbant le Langage à la Préhistoire, il n’y avait pas d’autre voie. L’essai méritait d’être tenté. De cette recréation in vitro ressort un idiome dont les ressemblances structurelles avec les plus anciennes langues indo-européennes connues ne laissent planer aucun doute. Reconstituer le cheminement de nos lointains ancêtres, cartésiens comme espéré, permet bien de refaçonner la langue «logique» dont avaient besoin sentinelles, éclaireurs et chasseurs pour gérer les urgences et dangers d’un monde de violence.

Noam Chomsky se serait-il trompé ?

La reconstruction phonétique de la langue de l’Aube peut se lire comme la traduction en sons du Protolangage de Bickerton. Il en résulte une première linguistique mondiale à enjeux. De quelle manière ce prélangage sans syntaxe a pu acquérir une grammaire restait jusqu’ici une énigme pour la communauté linguistique internationale. Noam Chomsky, lui-même, avouait ne pas concevoir comment, sauf survenue d’une mutation génétique, cette rudimentaire langue de Tarzan avait pu évoluer jusqu’à se doter d’une syntaxe comparable à celle des langues de l’Antiquité et, partant, de nos langues actuelles. La science était dans l’impasse. A en perdre son Darwin.

Et si ce Protolangage menait droit au latin ?

Ici, la grammaire préhistorique réputée introuvable prend vie. Elle revêt la forme d’une combinatoire systémique des trois voyelles en lesquelles sont traduites en sons les catégories sémantiques de l’Être (E) de l’Objet (O) et du Lieu (A) posées comme structurantes de son Protolangage par Bickerton. Il en résulte une grammaire complète constituée de cas nominaux et de temps verbaux là où le Protolangage reste muet car n’ayant jamais été envisagé en termes de sonorités, les écrits étant inexistants et les paroles ayant la réputation de voler. Pure langue de laboratoire détachée de toute réalité ? Difficile de brandir ce contre-argument. Les combinaisons obtenues in vitro débouchent notamment par dérivations phonétiques logiques sur un ensemble de formes linguistiques en tout point comparable au système des prépositions latines. Ces ressemblances probantes car systémiques viennent s’additionner, en termes de grammaire aux pronoms personnels du PIE et les ancrer ainsi à leur étymon de la Préhistoire.

Y a-t-il des preuves qu’il s’agit de la première langue ?

Méthode fonctionnaliste originale, la reconstruction par phonétique générative prouve sa validité par les résultats qu’elle obtient. La similarité entre les trois chiffres I (1), SI (2), et TI (3) et les trois pronoms personnels du singulier du Proto-indo-européen (PIE), plus vieille langue morte connue est structurelle et possède donc valeur de preuve. Tout comme les mots ressuscités AD, AB, DE, CO, OC, IC, BI, IB, ID, DI… qui ont déjà, à l’origine, le même sens qu’ils auront en latin, une fois devenus prépositions et préfixes. Deux par deux, ce sont des homophones parfaits. Ressemblance systémique et donc probante. Créée in vitro à partir de rien, la langue de l’Aube n’en forme pas moins un très crédible chaînon initial manquant depuis la Préhistoire jusqu’à l’Antiquité. Elle ne saurait en effet se réduire à une simple langue de laboratoire. Avec un coup de main décisif des gestes, ce langage éprouvette conduit manifestement, à partir des premiers mots humains, droit vers le Proto-indo-européen. CQFD.

Serait-ce la mythique Ursprache ?

La langue première dévoilée dans la Double origine du Langage est-elle la légendaire Ursprache, langue mère de toutes les langues ? C’est singulièrement une langue fractale d’une pure beauté qui se déploie quand on la déplie. Sur le plan linguistique, il s’agit d’un « idiome à quadruple articulation ». Chacun des 23 sons de son système phonologique est un symbole. Et chaque composante de ces sons premiers possède elle-même un sens dans le cadre d’une sémantique binaire. Convertible en langage informatique ? Sur le plan structurel, la langue de l’Aube a tout de la langue mère, langue originelle dite sacrée où tout signe est symbole. Mais ne s’agit-il pas là des traits distinctifs mêmes d’une langue première née à partir de rien ? Une langue produite par une grammaire générative symbolique ou chaque son possède un sens. Une langue de symboles qui se développe de façon organique avec une fonction métalinguistique intégrée d’origine dès le premier trio de sons fondateurs. Arrachée à une nuit infinie, la langue de l’Aube apparaît, de par sa structure évidente et nécessaire, comme la boîte invisible dont sont sorties, au fil des siècles, toutes nos langues, nos langues à tous.